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Ferme d'ORée Farm

Notre philosophie



nous
Proprios Sarah Hui & Gert, Rosalie & Camille Janssens



Pas d'antibiotiques
Pas de fertilisant chimique
Pas d'hormones de croissance

...et bien plus que ça...

Basé sur l'herbe et locale!

Notre vocation est de modeler notre ferme à l'idée romantique d'une ferme familiale pittoresque où les animaux et les humains vivent une belle vie. Ce modèle est un fort contraste avec la réalité de l'agriculture moderne. Le privilège de respirer l'air campagnarde, travailler la terre et soigner nos animaux sont les récompenses pour le travail ardu dans des conditions difficiles et peu rentables. Bien que nous connaissions des fermiers merveilleux exploitant de fermes industrielles (familiales), ce n'est pas ce que nous voulons.

L'agriculture environnementale est basée sur le principe que nous sommes ce que nous mangeons.

Des bons aliments sont des aliments naturels. La nature est notre modèle. Nous laissons les animaux être des animaux. Les herbivores ont évolué pour manger de l'herbe, pas des grains, les cochons ont un grand désir de creuser dans le sol. Le soleil, l'air frais, des conditions de vie hygiéniques et une alimentation naturelle font des animaux heureux qui deviennent rarement malades et n'ont pas besoin d'antibiotiques préventifs.

Des bons aliments proviennent de fermes diversifiées. La nature est résiliente grâce à la diversité. Nous essayons en quelque sorte de créer un écosystème équilibré au lieu d'utiliser des fertilisants chimiques comme béquille pour un sol épuisé. Puisque nous utilisons peu de grain, pratiquement tous nos champs sont à la fois des prairies et des pâturages. C'est bien mieux pour le sol.

Des bons aliments sont des aliments saisonniers. Nous suivons le rythme de la nature le plus possible.

Des bons aliments sont des slow foods. Avec plus d'exercice, moins de grain, aucune hormone ou additif, nos animaux grandissent plus lentement. Ceci résulte en une viande plus maigre, un gras jaune et plus de goût. Ce qui est sain pour nos animaux est sain pour vous!

Des bons aliments sont des aliments locaux. Une réduction du transport est meilleure pour les animaux et pour l'environnement. Une alimentation locale veut dire qu'il y a plus d'argent que demeure dans notre communauté. Nous préférons un abattoir local à un abattoir industriel. Une alimentation locale encourage la transparence et une relation entre le consommateur et le fermier basé sur la confiance. Une alimentation locale demande au fermier de rester relativement petit. Nous croyons que ceci est essentiel à ce que nous faisons. Dans les petits pots, les meilleurs onguents...

Des bons aliments sont des aliments sociaux. Nos produits n'ont pas de coûts sociaux cachés. Nous ne sommes pas une source de pollution et nous n'exploitons personne. Nous essayons de garder nos prix raisonnables.

Des bons aliments sont des aliments bons pour la famille. L’agriculture environnementale c'est plus qu'un boulot, c'est notre vocation! Nos enfants sont fiers de notre ferme. Nous espérons créer un petit paradis vers qui elles voudront toujours revenir.

Des bons aliments sont des aliments soutenus par la communauté. Beaucoup de communautés rurales ont de la difficulté parce que leurs jeunes partent pour la ville à la recherche de meilleurs emplois. Nous avons découvert que la plupart de nos voisins et clients en ville et à la campagne sont des gens extraordinaires et ingénieux. Il n'y a rien de mieux que vos encouragements et votre soutien. Nos adorons vivre ici et espérons contribuer au développement de notre village et région.

Dans nos décisions de consommation et de production, nous choisissons vraiment dans quel sorte de monde nous voulons vivre. Nous désirons que vous appréciez nos produits en les préparant et les savourant dans des repas à partager, délicieux et sains, hormis de toute culpabilité.

L'agriculture environnementale nourrit la philosophie originale des mouvements biologiques, bio-dynamiques et de permaculture, cependant nous ne sommes pas certifiés biologiques.

Sur notre ferme, l'herbe est le centre de tout.

Dans la section "Les différences" de ce site web, nous expliquons comment les principes d'agriculture environnementale sont différents de l'agriculture industrielle et pourquoi nous ne sommes pas certifiés.

Boeuf au bar à salade


Vous avez probablement entendu que la viande rouge n’est pas bonne pour vous. Nous sommes totalement d’accord. Notre boeuf bar à salade par contre n’est pas comme du boeuf conventionnel et nous sommes certains que vous goûterez la différence.

Tous nos boeufs bar à salade se nourrissent d’herbe au printemps, en été et à l’automne et d’ensilage d’herbe (foin fermenté) en hiver. Nos champs ne sont pas des monocultures contenant qu’une seule espèce d’herbe, mais bien une polyculture ayant plusieurs espèces d’herbes et de trèfles. Nous déménageons nos vaches aux trois jours sur un nouveau pâturage pour qu’elles aient une diète variée et complète (tout comme les enfants, elles mangeraient la crème glacée en premier sinon). Nous n’utilisons pas d’engrais chimique ou de pesticides sur nos champs. L’eau est disponible grâce à un système alimenté par des panneaux solaires.




Nous donnons aussi des légumes à nos vaches et veaux. Ces légumes sont les retailles produits par une petite usine de transformation locale. Pommes de terre, carottes, oignons, betteraves, brocoli, choux et autres légumes sont livrés à la ferme. Ces légumes sont une source d’énergie nécessaire pour les vaches en hiver et ne sont pas gaspillés au dépotoir. Nous ne nourrissons jamais de grains à nos vaches et veaux. Ils sont après tout des herbivores! Cette diète riche se traduit par une viande goûteuse et maigre, pleine d’omega-3.



Nous essayons de vêler au printemps pour imiter le comportement des herbivores locaux (cerfs). La plupart des fermes mettent bas en hiver, ce qui veut dire moins de coûts en alimentation mais aussi des oreilles et pieds gelés et une morbidité plus élevée.

Nous n’avons pas eu de vaches malades depuis des années et nous perdons rarement un veau.

Notre troupeau est composé de Hereford, d’Angus et de vaches mélangées. Nous améliorons tranquillement la génétique de notre troupeau. En utilisant l’insémination artificielle, nous pouvons introduire des génétiques des meilleurs taureaux au monde sans à avoir à avoir ces taureaux sur la ferme et nous remplaçons les vielles vaches ou celles qui sont moins performantes avec un croisement de vache Angus-Simmental. La croissance de ces veaux est plus rapide mais la qualité de notre viande semble être rattachée à la diète plutôt qu’à la race. Nous ne voulons vous décevoir, mais le boeuf Angus ne goûte pas meilleur que les autres races.

Grâce à notre "bud box", nous pouvons manipuler et sevrer les animaux de façon sécuritaire et sans stress.



Au conventionnel, les veaux sont envoyés dans des parcs d’engraissement après sevrage à 500lbs. C’est là qu’ils reçoivent une multitude de vaccins et d’hormones de croissance. Ils sont décornés s’ils ont encore des cornes. Leur diète est principalement un mélange de mais et de grains et juste assez de foin pour qu’ils ne deviennent pas malade. Ils mangent des antibiotiques (ionophores) à chaque jour. Avant la crise de la vache folle, le fumier de poulet faisait l’article d’être la meilleur source et la source la plus éonomique de protéine. Quelques fermiers nourrissent aux gâteaux périmés (jetés pas les épiceries, emballage inclus). Nous avons même entendu des histoires de fermiers qui nourrissaient du ciment la journée avant de vendre les boeufs- le ciment est caustique et force le veau à manger et boire davantage, le résultat étant un veau plus lourd. Aujourd’hui, la plupart des veaux sont abattus à 1300 lb. Ce n’est pas rare qu’ils soient transportés à plus de 2000 kms. Pas étonnant que cette viande n’est pas bonne pour toi!

Notre boeuf bar à salade ne reçoit pas un tel traitement. Nous les sevrons en hiver et ils retrouveront leur mère sans problème au printemps sur pâturage. Les vaches seront prêtes à vêler à nouveau et ne laisseront pas leur veau d’un an boire leur lait. Nous les envoyons à un abattoir propre, certifié et local à 20 minutes de la ferme lorsqu’ils atteignent 800-900 lb pour qu’ils restent tendres.



Au parc d’engraissement, les veaux augmentent leur poids de presque 4 lb par jour, tandis que nous avons du mal à atteindre le 2 lb par jour. Nous avons besoin de 4 fois plus de terre puisque nos polycultures naturelles sont moins productives que le foin et le mais conventionnel. Pendant que la plupart des fermiers ont du mal à se débarrasser de leur fumier, nous en importons d’autres fermes pour garder nos terres fertiles.

Néanmoins, nous réussissons à vendre notre boeuf à peine plus cher que la viande conventionnelle car nous épargnons sur l’intermédiaire.





Nous n’avons pas la certification biologique. Nous abattions à l’automne seulement mais avons réalisé qu’il n’y a pas de différence dans la qualité de la viande si nous abattons à un autre moment de l’année si nous conditionnons les boeufs avec notre meilleur foin.

Nos veaux bar à salade produisent du boeuf (viande rouge). Nous expérimentons présentement avec nos vaches Piemontaises pour produire du veau rosé une version coûteuse mais environnementale du veau retrouvé en épicerie.